L'École n'est pas hors du monde et hors du temps. Lorsque les « malheurs de la guerre » frappent un territoire et ses habitants, les acteurs éducatifs et les structures scolaires et universitaires sont touchés. La mobilisation des hommes pour le combat atteint les personnels et les plus grands élèves ainsi que les étudiants, qui délaissent... Read More
L'École n’est pas hors du monde et hors du temps. Lorsque les « malheurs de la guerre » frappent un territoire et ses habitants, les acteurs éducatifs et les structures scolaires sont touchés. La mobilisation des hommes pour le combat atteint les personnels et les plus grands élèves ainsi que les étudiants, qui délaissent la plume et le verbe pour l’épée et le fusil. À l’arrière, les acteurs de l’École tentent de maintenir en vie les structures scolaires et universitaires et de les mobiliser pour la victoire alors que nombre de bâtiments sont aussi réquisitionnés pour d’autres missions. Lorsque la guerre, devenue défaite temporaire ou plus durable, débouche sur l’occupation par des forces ennemies ou sur l’installation d’un nouveau régime politique (tel le Régime de Vichy), les Écoles doivent apprendre à « survivre » en terrain hostile, marquant souvent par leur présence une forme de résistance. Le positionnement des acteurs éducatifs, dans ces périodes « noires » s’avère complexe. L’École, qui peut être un outil de formation au service de l’esprit raisonnable et de la paix entre les hommes, peut aussi, sous certaines conditions, devenir un instrument au service de la préparation de la guerre. Ce sont là les thématiques majeures proposées par ce livre qui, autour de 24 contributions inédites, croisant les échelles spatiales, fait aussi le choix de la longue durée (XVIIe-XXe siècles), même si elles portent surtout sur les deux guerres mondiales du XXe siècle.
Avant-propos
De l'Antiquité à la Renaissance
L’écrivain et son oeuvre
L’écrivain et son public
Le prologue
Les fables milésiennes
L’écrivain et ses lecteurs antiques
Macrobe
Augustin d’Hippone
Fulgence « Planciade » : la naissance d’un sens caché
De Fulgence à Béroalde
Les voies du sens
Le sens second : l’allégorie et le sérieux
L’allégorie philosophico-religieuse : Béroalde
L’allégorie éthico-religieuse
Le divertissement futile et la satire
Le divertissement futile
La satire
La configuration interprétative
Le débat contemporain
Le sérieux et l’édification
Le divertissement et le comique
Sérieux ou comique : aporie
Le sérieux et le comique : le sério-comique
Les voies de l’origine
La source des Métamorphoses : l’analyse comparative
L’origine de la fable de Psyché
Le conflit des origines : les thèses principales
L’hypothèse folkloriste
L’hypothèse religieuse : Reitzenstein
L’origine littéraire : R. Helm
L’origine psychanalytique : J. A. Schroeder
Qu’en est-il de nos jours ?
L’origine du genre romanesque : le roman d’amour et la milésienne
L’Orient ou la Grèce : Huet, Zevort, Chassang
Le modèle génétique :Rohde, Schwartz, Lavagnini, Kerényi, Cataudella, Scobie
Les voies du récit
L’image du texte
L’analyse textuelle
L’analyse narratologique
La composition du roman
Auteur, narrateur, héros : la question du « je »
Intertextualité et hypertextualité
L’intertexte épique
L’intertexte théâtral
Une piste de lecture : la genèse du récit
La condition de possibilité
Le processus de réalisation : la fabula, les livres et leur auteur
La finalité de cette stratégie énonciative
Conclusion n’est pas clôture
Bibliographie
Index général