Cet ouvrage, unique par l'homogénéité du thème, propose aux publics plus de 400 photographies aériennes obliques de sites et cités minières entre la période de la reconstruction des années 20 et nos jours. Dans tous les cas, il s'agit de sites photographiés d'avion au moment de leur apogée industrielle, avant qu'ils ne disparaissent, victimes des récessions, et d'un manque de prévoyance en matière de conservation et de mémoire collective. Les clichés, pris à différentes époques à l'initiative des Compagnies Minières, des Houllières nationalisées, ou des opérateurs eux-même, sont l'oeuvre de professionnels expérimentés et de talent, et proviennent de négatifs d'archives définitivement préservés et consultables. L'ouvrage permet une identification facile des site par commune, par compagnie et par groupe d'exploitation. Les vues aériennes présentent aussi bien les sites d'extraction (fosses, carreaux, terrils), que les sites de transformation (usines, lavoirs, cokeries, centrales électriques, carbochimie, briqueteries); elles montrent aussi les sites d'entretien (ateliers centraux), les systèmes de transport (canaux, gares d'eau, voies ferrées), d'administration (grands bureaux), de santé (hôpitaux, cliniques, caisses de secours) et naturellement l'habitat et les équipements sociaux (cités minières, stades, écoles, églises). Les Mines et cités minières ont maintenant valeur de témoignage humain et archéologique, et permettent d'évaluer l'impact considérable d'une industrie fondamentale et de son habitat sur le territoire régional. L'ouvrage permet enfin et surtout de restituer à la mémoire collective, dont la région doit être fière, ces monuments industriels des XIXe et XXe siècles, qui, sur le pan de la signification historique, soutiennent la comparaison avec les édifices civils ou religieux pieusement conservés.
Chapitre 1 — Une « attaque contre l'ignorance ».L’internationalisation des débats sur les niveaux de vie, 1945-1949
Un paradigme pour le développement
Laboratoire colonial et expertise internationale
Le « Sud », terrain d’action
Chapitre 2 — Le « vent de New York et de Genève ». La France, l’UNESCO et l’éducation dans le monde colonial, 1945-1950
Les Nations unies, l’UNESCO et la question coloniale
Canaliser l’action internationale, défendre l’empire
« Conserver l’initiative » : l’assistance technique internationale et la coopération interafricaine
Chapitre 3 — Des internationalismes en compétition. L’UNESCO, la CCTA et l’Afrique coloniale, 1950-1957
La campagne éducative mondiale de l’UNESCO et l’Afrique coloniale
« Front colonial » et « ingérences internationales »
Une « UNESCO africaine » ?
Chapitre 4 — À l’ombre de l’international. Les expériences d’éducation de base en Afrique coloniale française, 1952-1956
Déclinaisons impériales d’un débat international
Les « nuits blanches » de M’Boumba
La crise de l’éducation de base
Chapitre 5 — Africa Calls. La fin de l’empire et les mondes de l’aide au développement, 1957-1961
Addis-Abeba, mai 1961 : la coopération éducative à l’heure de la décolonisation
Entre multilatéralisme et pré carré
L’épreuve du terrain
Recension Le Mouvement social