Depuis vingt ans, la construction de politiques laïques de santé publique et la médicalisation de l'hôpital ont fait l'objet de travaux majeurs. Grâce à des sources inédites et des méthodes novatrices, cette série de travaux sur la santé des populations civiles et militaires retrace les mutations des structures de soins traditionnelles et étudie le regard des populations sur les formes nouvelles d’assistance sanitaire.
Dès la fin du XVIIe siècle, les populations militaires sont prises en charge par des institutions laïcisées et médicalisées – thérapeutiques ou thermales – qui serviront de modèle aux hôpitaux civils du XIXe siècle. Dans le même temps est créé un corps de santé militaire qui veille en temps de paix à la santé des troupes, traite les blessures des combattants et soigne aussi bien militaires que civils dans les territoires soumis par la conquête coloniale.
Au XVIIIe siècle, les populations urbaines connaissent des perspectives sanitaires nouvelles par la diffusion de médicaments prometteurs tels que le quinquina, grâce aussi aux transformations de l’hôpital civil. Ce bouleversement des structures thérapeutiques s’accélère aux XIXe et XXe siècles dans le secteur public comme dans le secteur privé. Les patients recourent désormais en nombre croissant à l’hôpital ; ils n’hésitent plus à se plaindre, exigeant le respect de la personne par l’institution médicale.
Dossier critique
La Belle Saison et L'Eté 1914 de Roger Martin du Gard
Etudes réunies par Bernard Alluin
Jean-François Massol : Deux belles soirées chez Packmell, p. 5
Marie-Laure Leroy-Bédier : La belle saison d’Antoine Thibault, p. 19
André Daspre : Sur les portraits dans L’Eté 1914, p. 27
Dirck Degraeve : Exotisme et désir : Rachel dans La Belle Saison, p. 41
Christian Mesnil : La relation amoureuse dans La Belle saison, p. 53
Philippe Bonnefis : Lecture d’une séquence. Narration et point de vue : l’arrivée chez Dédette, p. 65
Lectures étrangères
Judith Karafiath : Pélerins au pays des Soviets : illusions perdues et doutes confirmés (André Gide, Louis-Ferdinand Céline, Gyula Illyes, Ljos Nagy), p. 71
La revie littéraire
Georges Hyvernaud : Lettres inédites, p. 79
Marc Dambre : Pierre Herbart sans légende, p. 87
Cinéma et roman
Paul Renard : Quand André Gide et Julien Green vont au cinéma, p. 95