L'histoire d'une salle de cinéma d’un quartier d’une ville de province se voit ici retracée, depuis son ouverture le 18 novembre 1942 jusqu’à sa fermeture définitive à la fin du mois de juillet 1983 : ses origines, son contexte, son évolution – avec cette particularité de s’être, à la moitié de son existence, muée en salle d’Art et d’Essai.
Une analyse statistique exhaustive (titres, genres, entrées, etc.) de sa programmation durant les quatre décennies est menée, l’un des buts recherché étant de mettre en évidence l’écart temporel entre la première présentation d’un film sur le territoire et son arrivée au Patis, puis d’en mesurer l’évolution au fil de la période étudiée. L’étude de la part qu’ont occupée dans cette programmation les différentes cinématographies selon la nationalité de leur production, française majoritairement, est également menée. Une analyse comparative confronte les films offerts à la demande du public – mesurée par les entrées payantes déclarées au CNC et aux distributeurs –, amène à faire ressortir des préférences, des lignes de force représentatives du public de cette salle d’abord populaire, puis d’Art et Essai. Cette demande se voit aussi examinée de manière transversale, selon les genres des films proposés. Question importante vu la double histoire de cette salle, repère essentiel dans la production et la réception du cinéma jusqu’à l’avènement du cinéma moderne et la Nouvelle vague, le genre n’étant en effet plus un critère pour une programmation Art et Essai.
Dossier critique
A. O. Barnabooth et Enfantines de Valery Larbaud
Etudes réunies par Catrherine Douzou
Françoise Lioure : Visions d'enfance : Enfantines de Valery Larbaud et La Mort de Brune de Pierre Bergounioux, p. 9.
Nelly Chabrol-Gagne : Territoires d'enfance dans Enfantines de Valery Larbaud, p. 21.
Michel Renaud : « La plus douce région de France… » Le Bourbonnais du « Couperet » : locus amœnus et loci communes, p. 33.
Anne Chevalier : La blessure du « Couperet » ou l'enfant et les mots,p. 47.
Gil Charbonnier : Écriture et peinture dans Rose Lourdin de Valery Larbaud, p. 59.
François Berquin : Les bonnes adresses de Valery Larbaud, p. 65.
Stéphane Chaudier : Barnabooth descripteur : précis de décomposition ludique, p. 77.
Serge Saulnier : Déjections ou le journal d'un curiste, p. 91.
Romans 20-50
David Décarie : Un assassin-écrivain : poétique métaphorique et « interfiguralité » dans la trilogie allemande de Louis-Ferdinand Céline, p. 103.
Romans contemporains
Stéphanie Boulard : Esquisse de cartographie : la figure de l’Ouroboros chez Claude Louis-Combet, p. 115.
Vincent Joos : La critique sociale dans Le Tramway de Claude Simon, p. 125.
Lectures étrangères
Anne-Rachel Hermetet : Un jardin à l’anglaise à La NRF (Romans anglo-saxons 1919-1925)
Étude de la nouvelle
Bruno Tritsmans : Écrire en rhapsode : étoilements/étiolements du mythe chez Emmanuel Roblès, p. 147.
La revie littéraire
Frédéric Briot : Tous les garçons s’appellent Jean… ou quatre romans sentimentaux d’Emmanuel Bove, p. 159.
Paul Renard : Jean Forton (1930-1982) : le refus de l’idéalisme, p. 181.