Qu'est-ce qui se trouve en jeu lors de chacune de nos consommations, y compris culturelles ? La théorie économique dominante, considérant chaque individu comme un être rationnel, présuppose que son comportement est dicté par la recherche de son intérêt. Pourtant, les biens et les services ne gravitent pas librement autour de chaque individu... Lire la suite
Que demande-t-on ? Qu'est-ce qui se trouve en jeu lors de chacun de nos achats, de nos consommations, y compris culturelles ? Quel film voir ? La théorie économique dominante, considérant chaque individu comme un être rationnel, présuppose que son comportement est avant tout dicté par la recherche de son intérêt. Elle a imposé la conception d'une autonomie du désir du sujet, supposé s'orienter vers tous les objets de manière indépendante, et ne rechercher qu’une maximisation de sa satisfaction. Pourtant, les biens et les services ne gravitent pas librement autour de chaque individu, qui serait un parfait agent indépendant des autres humains, tel un souverain en possession de toutes les informations nécessaires pour effectuer ses choix.
Tentant de saisir cette demande surprenante, en s’intéressant particulièrement au cinéma, l’auteur a tenté de décrypter le mécanisme fortement voilé qui la structure dans nos comportements, sur tous les marchés. En essayant de nourrir l’approche économique d’autres sciences, et notamment la sociologie, l’anthropologie, la neurobiologie et les travaux de René Girard, il a tenté de montrer que, loin d’être un sujet autonome décochant la flèche de son désir en direction d’un bien optimalement choisi, l’humain adopte au contraire un comportement totalement hétéronome, mimétique, son regard se portant d’abord sur un autre humain, médiateur souvent involontaire qui l’oriente à son insu vers un objet dont il est déjà possesseur. Si les produits offerts et les incantations autour de la « diversité » n’ont jamais été aussi nombreux, l’accroissement du nombre et de la rapidité des supports médiatiques a surtout provoqué l’accélération du processus mimétique, induisant une concentration accrue de la demande sur quelques biens, y compris culturels tels les livres, disques, ou films.
Présentation
Francis Grossmann et Sylvie Plane
Partie I - La dynamique de l'apprentissage lexical
Un apprentissage du lexique verbal par proximité sémantique : quand la représentation lexicale facilite la tâche d’écriture
Karine Duvignau et Claudine Garcia-Debanc
Apprendre des mots, construire des significations : la notion de polysémie à l’épreuve de la transdisciplinarité
Elisabeth Nonnon
La recherche du mot juste à l’oral
Paul Cappeau
Les enjeux lexicaux de la lecture littéraire
Jean-Charles Chabanne, Micheline Cellier, Martine Dreyfus, Yves Soulé
Partie II - Les aides lexicales à l’écriture
Favoriser le développement des compétences lexicales et métalexicales en vue d’une aide à la production de textes au cycle
Agnès Florin, Philippe Guimard, Isabelle Nocus
Approche contextuelle du sens et activités lexicologiques à l’école élémentaire
Claire Doquet-Lacoste
Du dictionnaire au site lexical pour l’enseignement/apprentissage du vocabulaire
Anne-Laure Jousse, Alain Polguère, Ophélie Tremblay
Partie III - Ecrire les émotions, les sentiments et les sensations
Pour une topique de la peur : aspects psychologiques, sémiotiques, linguistiques
Caroline Masseron
Quand l’écriture n’empêche pas les sentiments…
Quelques propositions pour mieux intégrer la dimension lexicale
Francis Grossmann, Françoise Boch et Cristelle Cavalla
Les collocations du type avoir ou être + Nom de sentiment en français et en russe. Aspects linguistiques et didactiques
Iva Novakova et Ekaterina Bouecheva
Quand des lycéens et des étudiants rendent compte de leurs émotions… Effets de leur niveau d’appréhension et du thème rédactionnel
Rachid Bannour, Annie Piolat et Anne Gombert
Linguistique de corpus et didactique du lexique : la mise en mots des sensations dans une classe de CE1
Sonia Branca-Rosoff, Sandrine Reboul-Touré et Thierry Pagnier