Livre épuisé
La littérature, et notamment la poésie, occupent à l'époque héllénistique une place importante dans la société grecque. Les renouvellements esthétiques et le développement des formes poétiques originales ne se font pas en dehors du contexte social, s'il est vrai que le fait littéraire gagne en spécificité, comme le montrent les discussions et les rivalités des écrivains et des érudits. Callimaque est l'un des poètes qui ont le plus contribué aux nouveautés poétiques de son époque. Son oeuvre n'est pas simplement littérature pure et imprégnée d'érudition. Elle est liée aux nouvelles institutions de la royauté lagide, dans l'Alexandrie du IIIe siècle avant JC, liée aussi aux traditions des cités et principalement de sa cité d'origine, Cyrène. Il n'y a pas de rupture brutale, à la suite de l'empire d'Alexandre et de l'instauration des monarchies héllénistiques, dans la vie des cités, dans leur organisation sociale et enfin dans leur culture propre. Une bonne partie de la poésie de Callimaque qui nous a été conservée est poésie de circonstance, en relation aussi bien avec la vie publique qu'avec les occasions diverses de la vie individuelle. A ce titre, elle peut même être considérée comme un témoignage historique intéressant, en particulier sur les cultes et la religion (dont l'importance n'est pas à rappeler dans la civilisation grecque), et notamment sur les cultes royaux dont elle traduit l'idéologie. Le poète Callimaque est donc un poète moins artificiel que ne le feraient croire les subtilités de son art. Il est représentatif de son époque où la poésie, tout en étant raffinée, savante même, selon une tradition constante de la littérature grecque, est également reconnue comme une valeur sociale pour ainsi dire indispensable, ce dont témoigne l'intérêt qui lui était porté par les rois et les cités.
Introduction
Jeanne-Laure Le Quang, Antoine Renglet et Francesco Saggiorato
Chapitre liminaire. La police napoléonienne : vingt ans de renouvellements historiographiques à l'ombre d’un bicentenaire
Aurélien Lignereux
Partie I . Les rouages de la centralisation policière
Introduction de la partie I .
Chapitre 1. Lieux de pouvoir, de savoir et de devoir. Les bureaux de police dans les villes des départements annexés
Antoine Renglet
Chapitre 2. Les procureurs impériaux : une force intellectuelle de police et d’ordre
Michael Broers
Chapitre 3. Controllare il territorio iniziando dalla città. Strategie e ipotesi per il ridisegno urbano di Alessandria negli anni di dominio napoleonico (1800-1815)
Chiara Bovone
Chapitre 4. Uno snodo per il Regno italico: la Direzione generale di polizia ......87
Simona Mori
Partie II . Surveill ance de l’esprit public et contrôle des opp osants au régime
Introduction de la partie II
Chapitre 5. La surveillance policière dans les départements ruraux de la « vieille France » sous le Consulat et l’Empire
Jeanne-Laure Le Quang
Chapitre 6. Arbitrio contro libertà. «Alta polizia» e sorveglianza preventiva fra Repubblica Cisalpina e Regno d’Italia
Stefano Poggi
Chapitre 7. L’enquête de police sur l’esprit public : réinterroger la distinction entre départements « de l’intérieur » et annexés sur le terrain impérial franco-italien
Maeva Le Roy
Chapitre 8. Assurer le maintien de l’ordre en temps de crise, un argument central dans les demandes d’emploi des aspirants préfets sous l’Empire
Valentina Dal Cin
Partie III . Contrôle des mobilités et surveill ance des événements exceptionnels
Introduction de la partie III
Chapitre 9. Le contrôle des étrangers sous le Consulat et l’Empire
Vincent Denis
Chapitre 10. Le prestige et le désordre. La police face à l’exposition de la sainte Robe à Trèves en 1810
Kilian Harrer
Chapitre 11. Les gardiens de la gloire. Stratégies et acteurs policiers lors des fêtes civiques napoléoniennes
Marco Emanuele Omes
Partie IV . La police impériale dans les colonies
Introduction de la partie IV
Chapitre 12. Restaurer une police coloniale ou créer une police impériale ?
Les débuts de la police napoléonienne à l’île de France (Maurice),de 1803 à 1805
Catherine Denys
Chapitre 13. La naissance de la gendarmerie à la Martinique à l’époque napoléonienne
Bernard Gainot et Lionel Trani
Conclusions
Livio Antonielli et Xavier Rousseaux