Depuis vingt ans, la construction de politiques laïques de santé publique et la médicalisation de l'hôpital ont fait l'objet de travaux majeurs. Grâce à des sources inédites et des méthodes novatrices, cette série de travaux sur la santé des populations civiles et militaires retrace les mutations des structures de soins traditionnelles et étudie le regard des populations sur les formes nouvelles d’assistance sanitaire.
Dès la fin du XVIIe siècle, les populations militaires sont prises en charge par des institutions laïcisées et médicalisées – thérapeutiques ou thermales – qui serviront de modèle aux hôpitaux civils du XIXe siècle. Dans le même temps est créé un corps de santé militaire qui veille en temps de paix à la santé des troupes, traite les blessures des combattants et soigne aussi bien militaires que civils dans les territoires soumis par la conquête coloniale.
Au XVIIIe siècle, les populations urbaines connaissent des perspectives sanitaires nouvelles par la diffusion de médicaments prometteurs tels que le quinquina, grâce aussi aux transformations de l’hôpital civil. Ce bouleversement des structures thérapeutiques s’accélère aux XIXe et XXe siècles dans le secteur public comme dans le secteur privé. Les patients recourent désormais en nombre croissant à l’hôpital ; ils n’hésitent plus à se plaindre, exigeant le respect de la personne par l’institution médicale.
Insula, Bibliothèque des sciences de l'Antiquité de Lille 3
Un nouveau livre des Presses universitaires du Septentrion.
En 2005, le Centre de recherche Halma-Ipel organisait son XXIXe Colloque international en le consacrant aux deuxièmes journées d'études sur le « Code Théodosien », lequel constitue une des sources fondamentales du droit européen qui a alimenté pendant des siècles les recueils de lois postérieurs. Les Presses universitaires du Septentrion viennent d’en publier les actes. [...]