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	<FromCompany>Presses universitaires du Septentrion</FromCompany>
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		<TitleText textcase="01">Mesures de l'ombre</TitleText>
		
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		<PersonName>Philippe Bonnefis</PersonName> 
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			<ProfessionalPosition>Prof. ém. de Lille 3</ProfessionalPosition> 
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		<BiographicalNote language="fre" textformat="02">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1939-2013)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A fondé la collection Objet en 1981.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Bonnefis s'écrivait sans l à la fin. Il ne s'est jamais trouvé de meilleures raisons d'écrire que d'avoir eu à le rappeler sans cesse.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Passant la moitié de l'année aux États-Unis, il vivait entre deux continents. Entre deux langues, deux communautés, deux cultures… Au fond, toujours « entre », et en tout. Jamais tout entier ici, jamais tout entier là. Entre littérature et philosophie, entre critique et création, entre lecture et écriture, entre écrit et oral, etc.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;À l’Université d’Emory (Atlanta, Georgia), où il a eu son séminaire pendant plus de vingt ans, il était ce que l’on appelle là-bas a &lt;em&gt;spring-professor&lt;/em&gt;. Un professeur de printemps. Compte tenu de son âge, il avait la faiblesse de trouver cette pensée consolante.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ses maîtres, sauf illusion, étaient : Francis Ponge (parce qu’il veut les choses, mais pas les choses seulement ; parce qu’il veut les mots, mais pas les mots seulement ; parce qu’il veut les deux, et les deux en même temps) et Jacques Derrida (pour la phrase, le tour de phrase, le phrasé ; parce que la pensée de Derrida est une pensée qui s’expose comme manière ; inséparable de la manière dans laquelle elle s’expose ; au fond, ce qu’il aime dans Derrida, c’est le baroque).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La rencontre intellectuelle la plus importante de sa vie a été sa rencontre avec Pascal Quignard, devenu tout ensemble, depuis, son Asselineau, son De Quincey, son Edgar Poe, son Delacroix et son Constantin Guys.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Son ambition, s’il avait pu l’afficher sans ridicule, était de rendre le commentaire sur la littérature… à la littérature ! De là cette démarche qu’on lui a beaucoup reprochée, et qui consistait à aller vers la littérature avec des moyens de littérature. Vers le romanesque, mais en faisant l’économie du roman ; vers le poétique, mais en faisant l’économie du poème ; vers le théâtral, mais en faisant l’économie du théâtre…&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ses goûts littéraires, de loin, pouvaient paraître fort éclectiques. Baudelaire, Rimbaud, Jules Verne, Claude Simon, Francis Ponge, Pascal Quignard… C’était qu’il ne savait adorer qu’un seul dieu, et qu’en la matière il était plutôt polythéiste. Polyglotte, polygame… Il n’en avait pas moins ses auteurs de prédilection, qu'étaient Gustave Flaubert, Jules Laforgue, Jules Vallès, Louis-Ferdinand Céline, Blaise Cendrars et Henri Michaux. Parmi tous les écrivains possibles, ceux qui théâtralisent sans doute le plus leur rapport à la langue. Les grands hystériques du domaine français.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dont ne faisait pas partie, cependant, Guy de Maupassant. Et pour lui ce n'était pas le moins étrange. Que Maupassant insiste, personnage reparaissant dans sa bibliographie où il ne revient pas moins de quatre fois, est une idée qui le trouble. Que lui voulait ce revenant ? Qu’exigait-il, à la fin ? Il n’en savait rien. Peut-être même ne souhaite-t-il pas le savoir.&lt;/p&gt;  &lt;hr /&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hommages à Philippe Bonnefis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Philippe Bonnefis, né à Dieppe le 20 juillet 1939, vient de disparaître à Lille dans sa 74&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; année.&lt;br /&gt; Professeur de littérature française à l'Université de Lille 3, il a enseigné, au-delà de sa retraite, à l'université Emory d'Atlanta, aux États-Unis. Directeur des Presses Universitaires de Lille de 1981 à 1986, il a fondé en 1981 la collection « Objet ». Il en avait choisi le titre en raison du caractère « insolite ou bizarre du mot » qu'il voyait tout en rondeur : « Que voulez-vous ? Pour moi, le mot « objet » est rond. » (Entretien avec A. Wald-Lasowski dans Europe, octobre 2010). Il édite dans cette collection des essais préférant la critique littéraire d'un texte à son étude purement universitaire. À l’occasion de la première édition en 1987 de son livre, Mesures de l’ombre, Vincent Kaufmann écrivait que d’essai en essai « c’est en fin de compte un art de la lecture qui est réinventé, dans sa nécessaire pluralité : à l’abri de toute illusion sur la possibilité d’une communauté d’écriture ou de lecture. » Dominique Viart, directeur avec G. Farasse de la Revue des Sciences humaines qu’a dirigée également Ph. Bonnefis, dit de ses livres, « aux confins de la littérature et de la recherche, [qu’ils] demeurent plus que des références : de véritables œuvres littéraires, où l'érudition le dispute au plaisir du verbe, la virtuosité enjouée à l'élégance. Proche des peintres et des écrivains, Philippe Bonnefis était par eux considéré comme un alter ego. »&lt;br /&gt; Philippe Bonnefis a souhaité que la collection « Objet » à laquelle il a imprégné sa marque tant par le contenu que par la présentation de sa maquette disparaisse avec lui. Quand aura paru le dernier ouvrage programmé par ses soins, ce sont au total 85 ouvrages dont il aura dirigé la publication aux Presses universitaires de Lille puis à Septentrion.&lt;br /&gt; Philippe Bonnefis était un universitaire et en même temps un écrivain, un critique, un intellectuel dont les Presses universitaires du Septentrion conserveront un souvenir ému. Elles s’associent à la douleur de sa famille.&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align:right;"&gt;&lt;strong&gt;- Jérôme Vaillant -&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;--&lt;span style="font-size: 0.85em; line-height: 1.3em;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La Revue des Sciences Humaines est en deuil.&lt;br /&gt; Philippe Bonnefis vient de nous quitter et, avec lui, elle perd celui qui, en compagnie de Jean Decottignies, avait fait d'elle la revue prestigieuse qu’elle est devenue. Il l’avait animée durant vingt ans et continuait d’en être le conseiller attentif. Homme de goût, il ne se souciait pas seulement de la qualité des études critiques qui y sont publiées, il se préoccupait aussi de la maquette de couverture, de la typographie, de la qualité du papier. Il ne négligeait rien. Il manifestait ces mêmes qualités dans la direction de sa collection, « Objet », des Presses universitaires du Septentrion, où sont parus tant d’ouvrages remarquables. Enseignant exceptionnel, il a marqué des générations d’étudiants que ce soit à l’Université de Lille III ou à Emory University (Atlanta). Qui avait assisté une fois à l’un de ses cours ne pouvait plus l’oublier. Chacun d’entre eux était un événement que l’on attendait, de semaine en semaine. Il avait l’art de ménager l’intérêt et de surprendre, l’art, en partant d’un détail négligé, de faire redécouvrir les œuvres les plus connues, comme celle de Maupassant. Beaucoup de ses étudiants, de ses amis, devenus à leur tour professeurs, ont une dette à son égard : il ne ménageait pas sa peine pour les conseiller et leur venir en aide, il les lisait, il les corrigeait, il suggérait, il les publiait. Ce fut, comme aurait dit Ponge, un suscitateur. Tous reconnaissent en lui un maître.&lt;br /&gt; De cet art, ses nombreux livres publiés par les éditions Galilée témoignent : sur Flaubert, Céline, Giono, Michaux mais aussi sur Pascal Quignard ou Claude Louis-Combet, ou encore sur son ami, Valerio Adami, qu’il a traduit et dont il a commenté les portraits. Car il fut de ceux qui ont su porter l’attention sur la littérature contemporaine et en montrer les richesses. Pour qui ne fut pas son étudiant, c’est un legs précieux, stimulant. Car plus que des ouvrages critiques, ces livres sont des essais inventifs où le lecteur savoure à la fois l’œuvre commentée et le verbe de qui la commente : une prose exacte où toute la richesse de la langue est exploitée, chaque mot mis à sa juste place, une prose, qui par son rythme et sa beauté, a une vertu euphorisante. Peintres et écrivains le tenaient pour l’un des leurs. Un dernier livre venait de paraître, comme toujours enjoué autant qu’érudit. Philippe Bonnefis s’y révèle libre comme jamais et c’est aussi de lui qu’il parle entre les lignes: sa manière sans doute de rester parmi nous. Ce livre s’appelle Pascal Quignard, une colère d’orgues : qu’elles sonnent aujourd’hui à sa mémoire.&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align:right;"&gt;&lt;strong&gt;- Gérard Farasse et Dominique Viart -&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</BiographicalNote>
		
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		<Text language="fre" textformat="02">&lt;P&gt;Le soleil se couche sur l'histoire de la peinture.&lt;br /&gt;

Triomphe de l'image que les &lt;em&gt;Salons &lt;/em&gt;de Baudelaire, sans doute. Mais c'est un triomphe au sens où l'entendent les baroques, une pompe funèbre.&lt;br /&gt;

Si une phénoménologie de la perception vient relayer après coup l'œuvre de Flaubert, s’ouvrir à elle comme l’un de ses débouchés philosophiques, si l’œuvre de Flaubert de ce point de vue ne demeure pas sans postérité, c’est une fin en revanche que consacre la réflexion esthétique de Baudelaire.&lt;br /&gt;

Le règne de l’image s’éteint doucement à l’occident de la littérature. L’image s’enténèbre, cependant que monte cette &lt;em&gt;aria&lt;/em&gt;, petite phrase plaintive qui naît tout juste où meurt le nom de Charles Baudelaire.&lt;br /&gt;

L’air de la pourriture, avec ses charognes mélodieuses, et ces cercueils qui chantent comme des boîtes à musique…&lt;/p&gt;

&lt;P&gt;&lt;/p&gt;</Text>
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		<Text language="fre" textformat="02">&lt;P&gt;Le soleil se couche sur l'histoire de la peinture.&lt;br /&gt;

Triomphe de l'image que les &lt;em&gt;Salons &lt;/em&gt;de Baudelaire, sans doute. Mais c'est un triomphe au sens où l'entendent les baroques, une pompe funèbre.&lt;br /&gt;

Si une phénoménologie de la perception vient relayer après coup l'œuvre de Flaubert, s’ouvrir à elle comme l’un de ses débouchés philosophiques, si l’œuvre de Flaubert de ce point de vue ne demeure pas sans postérité, c’est une fin en revanche que consacre la réflexion esthétique de Baudelaire.&lt;br /&gt;

Le règne de l’image s’éteint doucement à l’occident de la littérature. L’image s’enténèbre, cependant que monte cette &lt;em&gt;aria&lt;/em&gt;, petite phrase plaintive qui naît tout juste où meurt le nom de Charles Baudelaire.&lt;br /&gt;

L’air de la pourriture, avec ses charognes mélodieuses, et ces cercueils qui chantent comme des boîtes à musique…&lt;/p&gt;

&lt;P&gt;&lt;/p&gt;</Text>
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		<Text language="fre">Le soleil se couche sur l'histoire de la peinture.  Triomphe de l'image que les Salons de Baudelaire, sans doute. Mais c'est un triomphe au sens où l'entendent les baroques, une pompe funèbre.</Text>
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							<Text>&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.septentrion.com/html/WYSIWYGfiles/file/Bonnefis mesures dossier de presse.pdf"&gt;&lt;strong&gt;Dossier de presse&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</Text>
							
						</OtherText>
					
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							<TextTypeCode>08</TextTypeCode>
							<Text>&lt;p&gt;Beaudelaire, Flaubert, Laforgue, Verne, quatre oeuvres qui, pour Philippe Bonnefis, communiquent par l'ombre, &lt;em&gt;« la Nuit, dont, ensemble, et sans même avoir eu le moins du monde à se concerter, elles auront promu l'Assomption »&lt;/em&gt;. La formule est belle, l'essai ténébreux et troublant comme il convient à un critique essentiellement inspiré par les machinations nocturnes et les violences sous-marines des textes auxquels il se prend comme une pieuvre amoureuse. Bonnefis parle de la littérature fin de siècle comme on n'ose plus parler de la musique : avec excès, dans le noir.&lt;/p&gt;</Text>
							<TextAuthor>Michel Contat</TextAuthor> <TextSourceTitle>Le Monde des livres</TextSourceTitle> <TextPublicationDate>19870605</TextPublicationDate>
						</OtherText>
					
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							<Text>&lt;p&gt;À première vue, Philippe Bonnefis, si l'on nous permet l'expression, c'est « l'anti-Rouletabille » : alors que l'un perce les mystères des chambres les plus closes, l'autre n'a de cesse de restituer toute chambre aux ténèbres. En l'occurrence, les chambres en question dans &lt;em&gt;Mesures de l'ombre&lt;/em&gt;  sont des textes littéraires, ou, plus exactement, au vif de ceux-ci, un lieu chiffré et discret où réside leur part d'ombre. Et l'opération atteint son but le plus immédiat, à savoir, avec l'ombre, recréer les conditions d'un étonnement face à des œuvres devenues trop familières.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Curieux « B(e)audelaire », comme l'écrit Bonnefis, que l'on redécouvre écrivain à l'« e» crevé. Surprenant Jules Verne, dont la « cataracte» (mais aussi le thème constitutif des chutes du Niagara) une fois décryptée, révèle la vérité d'un regard affamé, ébloui par son désir. Étrange Aloysius Bertrand, dont le &lt;em&gt;Gaspard de la Nuit&lt;/em&gt; forme lanterne magique, « bibelot gothique et flamboyant », où « l'acte de voir se prend soi-même pour objet ». Pour ne rien dire de la surprise qu'est le « perroquet » textuel et réel (c.f. &lt;em&gt;Un cœur simple&lt;/em&gt;) de Gustave Flaubert, rappel emblématique de l'ange de lumière de l'épilepsie qui le saisit une nuit de janvier, et contre le retour duquel l'écrivain produit sans fin quelques lignes d'ombre...&lt;br /&gt; Ainsi créatrice de nuit, la « petite violence » interprétative de P. Bonnefis est finalement amoureuse de son objet d'investigation, mieux, elle est innocente. Ses énigmes et ses mots naissent à fleur des textes eux-mêmes et ne proviennent pas d'un savoir extérieur, de sorte que l'autonomie du désir de lire est affirmée sur les pas retrouvés de la magie enfantine. Car c'est bien à un regard d'enfant que le lecteur est convié, dès lors qu'il accepte de suivre le parcours,du montreur d'ombres.&lt;br /&gt; En ce sens, &lt;em&gt;Mesures de l'ombre&lt;/em&gt; est un livre d'aventures, l'analyse y connaît les rebondissements d'un récit. Mais le plus étonnant, au fond, reste la secrète communication qui unit des écrivains aussi différents que Laforgue et Flaubert, Verne ou Baudelaire. Convoqués par Bonnefis, tous ces hommes de la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle disent l'insistance de la nuit, et; avec elle, l'urgence éthique de préserver une sorte de « régime privé de l'image ». Mais comment entendre cette dernière expression ? C'est évidemment un paradoxe que de constater qu'au moment où l'image, grâce aux sciences et aux techniques, commence d'exercer sa tyrannie sur la publicité, elle s'éteint ou du moins s'obscurcit dans l'art et la littérature. Comme l'écrit Bonnefis : &lt;em&gt;« Le soleil se couche sur l'histoire de la peinture. Les Salons de Beaudelaire sont le triomphe de l'image, mais un triomphe comme l'entendent les baroques, une pompe funèbre »&lt;/em&gt;. Peinture et littérature abandonnent la représentation au moment où la technique s'en empare.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est qu'avec l’appareil photographique, la «  chambre noire du rêve « &lt;br /&gt; (Gautier) se voit dépossédée de son caractère intime et le sujet comme agressé par la lumière de savoir. Le « fond de ténèbres » où adviennent au visible les fantasmes s'en trouve altéré. L'intimité ici célébrée n'a pourtant rien de pacifique, elle est au contraire tourmente, vie travaillée par la mort, elle est « dépassement qui ne sortirait pas des limites de l'intimité. Un excès rentré ». Mais elle est néanmoins essentielle à la subjectivité, et au maintien de quelque chose comme une sphère privée. De sorte que Bonnefis nous donne à penser que la dégradation de l'espace public, au sens où J. Habermas parle d'un contrepouvoir constitué par la communication critique entre individus cultivés, qui naturellement présuppose le respect de la dualité privé/public, trouve dans l'arraisonnement technique de la fine pointe de l'individualité (le Face à quoi l'éloge littéraire de la nuit prend manifestement valeur de résistance à la désacralisation technique de l'image. Mais obscurité ne rime pas nécessairement avec obscurantisme. La nuit - soit l'irreprésentable ou l'absence radicale d'image - serait bien plutôt le nom donné au maintien d'une mise à distance de l'image, à son respect ou inviolabilité. Autrement dit,la nuit serait métaphore de la Loi, garantie d'une coupure, d'une limite dans le flux. D'où l'exigence esthético-morale d'ouvrir les yeux sur l'ombre, d'écouter les yeux clos la musique de Wagner qui produit en nous des visions, comme l'incarne la figure bouleversante du peintre baudelairien, homme à la pupille fragilisée, à l'œil devenu plaie vive, qui voit à s'en crever les yeux, et « qui ne voit que de se les crever ». Voire l'image de la femme chez Laforgue, comme image de l'image, dans sa virginité conservée grâce à la brutalité poétique dont est victime le langage. Mais tous ces paradoxes soulignent également l'aspect tragique de l'assomption de la nuit. Ce n'est qu'au prix d'une contradiction invivable que l'écrivain accomplit son voyage. Il y a quelque chose de pathétique quand Bonnefis nous démontre patiemment, textes en mains, comment Baudelaire écrit sous la dictée d'un « Tu dois» pervers, à prendre à la lettre comme impératif d'endettement sans fin, alors que par ailleurs il veut « payer sa mère », et ce par le seul moyen qui ne soit d'elle recevable, la littérature. De même lorsque Flaubert affronte le «haut mal », dans la hantise du délire visuel. Écrire devient pour lui l'effort éminemment réaliste « pour régler l'obsédante question de l'image fantôme ». Seule une pensée faible ou incroyablement distraite, pourrait soutenir qu'il ne s'agit là que de phénomènes relevant d'une quelconque psychologie. Bonnefis le montre suffisamment : c'est le vif de l'écriture, sa chair, à savoir l'énigme du sujet qui attend d'être lue. Or, c'est bien dans ce genre de lecture que se constituent également les lecteurs en tant que sujets éclairés, capables de critique. Le sujet se constitue dans la trouvaille du mot de sa propre énigme, ce dont la littérature lui fournit la clé, à la différence des flux techniques ,d'images, qui, à force de représenter, n'expriment plus rien. La compréhension de l'acte de lire, tel qu'il est admirablement exercé par Philippe Bonnefis nous semble un des enjeux fonda mentaux de son livre. Pour notre plaisir et notre liberté de penser, souhaitons qu'il continue encore longtemps à prendre la lecture pour fin en soi, dans le pur amour des lettres.&lt;/p&gt;</Text>
							<TextAuthor>Guy-Félix Duportail</TextAuthor> <TextSourceTitle>La quinzaine littéraire</TextSourceTitle> <TextPublicationDate>19871015</TextPublicationDate>
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							<Text>&lt;p&gt;Que Philippe Bonnefis soit un brillant universitaire, on ne l'ignorait guère. Dans les couloirs de Lille III, là où se croisent les siècles et les méthodes, sa réputation n'est plus à faire. Un maître ! Mais, qu'il sache faire preuve d'autant de ruse et de séduction - telle « La pieuvre amoureuse » - pour approcher les grandes œuvres de la littérature... Mercredi après-midi dans le sous-sol bondé d'un forum F.N.A.C.-Furet qui nous changeait « des grands problèmes de société », l'auteur de « Mesures de l'Ombre » fut éblouissant de finesse, de subtilité... et peut-être même d'ambiguïté. Les étudiants souriaient, les collègues opinaient, les autres étaient plutôt médusés.  Une société voleuse d'ombre « Je suis l'anti-Rouletabille », a lancé l'universitaire avec le bel aplomb et un sourire enjôleur. C'est qu'il estime que le péril qui menace la littérature, c'est la transparence. Flaubert, Laforgue, Verne, Baudelaire, Huysmans ?... Ne pas oublier les vertus du silence, la beauté de la pénombre, la nécessité du secret. Arrêter de leur passer au travers sinon il n'en restera plus rien ! « II est d'usage de dire que l'écriture sert à communiquer. C'est une définition très incomplète... Nous vivons dans une société voleuse d'ombre et c'est très dangereux ». D'où sa démarche poursuivie avec un minutieux brio dans&lt;br /&gt; « Mesures de l'Ombre » : aller dans le sens de l'énigme, progresser par contournements successifs, se pencher délicatement sur des gouffres obscurs... Car « nous mourons d'élucider ». Il a terriblement raison, Philippe Bonnefis _ Même quand il signale que radio, télévision et journaux sont de redoutables faiseurs de lumière : « pleins feux sur l'événement qu'ils disent... Voyez le tableau ! » Il a d'autant plus raison que la critique universitaire s'est encombrée, depuis des années, d'appareils méthodologiques ambitieux et autoritaires, malades de l'élucidation, non ? Recoins obscurs Bref. Ce n'est donc pas vers la lumière que nous dirige à pas feutrés l'explorateur raffiné des œuvres majeures du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Mais plutôt vers des recoins où les secrets prennent du relief. Recoins obscurs et imprévus où l'on tombe sur des chutes d'eau, des perroquets bariolés, des lettres à maman ou des pierres... Attendez- vous à tout ! On vous prend par la main et on vous emmènne près du puits pour vous en rappeler la profondeur. Littérature et « approximation infinie ». Littérature et multiplication des indices. Littérature et jeu -cosmique... En première partie de son exposé, Philippe Bonnefis avait évoqué les rapports qu'entretiennent l'œuvre, l'homme écrivain et le nom qu'il porte... Passionnant développement ! Il faut se retenir pour ne pas écrire Baudelaire avec un e... « Presque Baudelaire. Pas tout à fait Baudelaire. Il s'en faut d'une lettre, cet « e» dans le nom comme l'œil d'un porte-plume »... Pas grand chose pensez-vous ? Simple réflexion esthétique ?... Bonnefis va bien plus loin et donne à cet « e crevé », le poids d'un formidable endettement et d'une obligation draconienne. C'est qu'il prend tout avec la gravité enjouée d'un lecteur toujours aux aguets. Homme de lettres ? Plutôt braconnier, braconnier aux pièges multiples et sophistiqués. La proie ravie, c'est l'œuvre et c'est nous.&lt;/p&gt;</Text>
							<TextAuthor>Bruno Vouters</TextAuthor> <TextSourceTitle>La Voix du Nord</TextSourceTitle> <TextPublicationDate>19871120</TextPublicationDate>
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							<Text>&lt;p&gt;Philippe Bonnefis et Jean-Luc Steinmetz sont de ceux pour qui la critique a la dignité et l'indépendance d'une activité littéraire à part entière. Ils savent s'installer dans les textes d'un auteur avec un sans-gêne de créateurs et un respect d'amis. Dès le nom qui signe un livre sur sa couverture, ils se mettent à rêver. Dans &lt;em&gt;Mesures de l'ombre&lt;/em&gt;, Philippe Bonnefis exerce successivement sa plume sur Jules Verne, Flaubert, Baudelaire, Laforgue et Aloysius Bertrand. Un pédant parlerait de psychanalyse et de signifiant. Lui préfère associer librement à partir du nom de chaque écrivain. Verne, c'est l'autre nom de l'aune, alors que la mère de Jules se nomme - quelle aubaine ! - Sophie Allote de Fuye. Riche de ces seules syllabes, notre critique se promène dans tous les continents verniens et y dessine d'étranges circuits. Il nous offre également un portrait de Baudelaire en couteau (&lt;em&gt;sic&lt;/em&gt;) et de Flaubert en perroquet (de quoi réjouir Julian Barnes). U.ne lettre en trop menace le poète des &lt;em&gt;Fleurs du mal&lt;/em&gt; jusque dans son nom, le E qu'on . dit muet dans &lt;em&gt;Baudelaire&lt;/em&gt;, et le O fait parler les poèmes de Laforgue: le O de Pierre ô (à la rime), de Pierrot et de toutes les eaux vives ou dormantes. Avec Aloysius Bertrand, enfin, et son roi mage, &lt;em&gt;Gaspard&lt;/em&gt; &lt;em&gt;de la nuit&lt;/em&gt;, on s'enfonce dans l'ombre qui est l'épaisseur même de l'écriture ou le propre de la peinture, au-delà de ce qu'elle représente. Cette ombre qu'on mesure moins du regard que de l'imagination. La page de titre d'un livre publié en 1833 offre à Jean-Luc Steinmetz une non moins riche matière : &lt;em&gt;Champavert. Contes .immoraux par Pétrus Borel le lycanthrope&lt;/em&gt;. Il nous entraîne donc, dans &lt;em&gt;Petrus Borel, un auteur provisoire&lt;/em&gt;, sur les chemins de la lycanthropie, du devenir-animal et du cannibalisme, puis vers ce champ pas vert qui peut désigner les banlieues, les zones, les déserts, récurrents dans la biographie comme dans la création de Borel. Aux &lt;em&gt;Contes immoraux&lt;/em&gt; succède en 1839 &lt;em&gt;Madame Putiphar&lt;/em&gt;, beau roman gothique (récemment réédité aux Ed. du Chemin vert) qui met en scène la Bastille et la Révolution. Ainsi touche après touche se précise le portrait de cet écorché vif qui a&lt; tourné souvent son ironie contre lui-même mais su forcer l'admiration de Baudelaire et que ses physiologies du croquemort et du " réparateur de chaussures placent tout près de Balzac et de Flaubert, physiologistes respectifs du rentier et du commis. L'essai de J.L. Steinmetz n'est ni une monographie (&lt;em&gt;Borel l'homme et l'œuvre&lt;/em&gt;) ni une célébration (&lt;em&gt;Borel et moi&lt;/em&gt;) ; plutôt, une complicité intelligente. (&lt;em&gt;Mesures de l'ombre&lt;/em&gt;, Philippe Bonnefis. Ed. Presses universitai es de Lille&lt;/p&gt;</Text>
							<TextAuthor>Michel Delon</TextAuthor> <TextSourceTitle>Magazine littéraire</TextSourceTitle> <TextPublicationDate>19871201</TextPublicationDate>
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							<Text>&lt;p&gt;"(...)C'est en quelque sorte de la &lt;em&gt;critique fantastique&lt;/em&gt;, à condition que l'on rapproche cette épithète de son original freudien, &lt;em&gt;unheimlich&lt;/em&gt;, pour y entendre une « (re)familiarisation par l'étrangement »."&lt;/p&gt;</Text>
							<TextAuthor>Jean Bellemin-Noël</TextAuthor> <TextSourceTitle>Bulletin critique du livre français</TextSourceTitle> <TextPublicationDate>19870901</TextPublicationDate>
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							<Text>&lt;p&gt;Sourcier consciencieux et pourtant mutin, semblable au &lt;em&gt;guetteur de rêves&lt;/em&gt; qui paraphe &lt;em&gt;l'épilogue&lt;/em&gt;, Philippe Bonnefis restaure en premier lieu le plaisir du texte. Au cours de cette promenade nocturne, s'élucident paradoxalement les rébus que les œuvres abordées se risquaient à poser, espérant peut-être secrètement cette lecture ouverte à l'ombre que l'auteur de ce très beau livre nous Invite à reconnaître.&lt;/p&gt;</Text>
							<TextAuthor>Jean-Paul Corsetti</TextAuthor> <TextSourceTitle>Europe</TextSourceTitle> <TextPublicationDate>19870901</TextPublicationDate>
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							<Text>&lt;p&gt;Il y a là une très puissante logique en acte qui donne une prise d'une rare précision et d'une étonnante profondeur sur l'optique d'une œuvre qui a donc l'optique pour ressort. Où l'œuvre traduit en langue une vision innommable, nous donnant du même coup à apercevoir quelque chose comme une loi psycho-physiologique de l'esthétique flaubertienne : "il faut consigner cette concordance fortuite entre un certain état de la réalité lumineuse et des représentations psychiques qui n'ont déjà que trop tendance à se former d'elles-mêmes."&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Mesures de l'ombre&lt;/em&gt; est ainsi moins un recueil d'essais critiques sur quelques écrivains fortuitement rassemblés par le découpage historique, qu'une tentative de faire système de ce que leurs noms ne suffisent pas à nommer. Derrière l'image que chaque nom suggère pour notre paresse visuelle, insuffisamment visionnaire, Bonnefis fait apparaître la figure d'une époque qu'il rend intelligible en lui restituant son obscurité. L'ouïe attentive sait voir ce que l'oeil n'entendait pas : le triomphe phénoménologique de la visibilité chez Flaubert, la ténèbre intérieure que focalise l'optique chez Jules Verne, la fin de la peinture chez Baudelaire, l'exclamation chez Laforgue, la Nuit de Gaspard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;</Text>
							<TextAuthor>Michel Pierssens</TextAuthor> <TextSourceTitle>Modern Language Notes</TextSourceTitle> <TextPublicationDate>19870901</TextPublicationDate>
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							<Text>&lt;p&gt;Il volume, dedicato a Max Milner, raccoglie saggi critici su Jules Verne (&lt;em&gt;Niagara, Niagara&lt;/em&gt; ... ), Flaubert (&lt;em&gt;Exposition d'un perroquet&lt;/em&gt;), Baudelaire (&lt;em&gt;B e audelaire&lt;/em&gt;) , Laforgue (&lt;em&gt;pierre, ô&lt;/em&gt;) e Aloysius Bertrand (&lt;em&gt;Épilogue&lt;/em&gt;). Philippe Bonnefis rivisita col tono ammirato della meraviglia questi 'grandi' della fine deI XIX secolo, che nel loro accordo con ]a notte hanno espresso la necessi tà etica di conservare « un régime privé de l'image ». L'A., convocandoli in questa bella raccolta, compie, secondo l'espressione di Benjamin, una «(re)familiarisation par l'étrangement ». Attraverso un gioco di riflessi, penetra nel vivo della scrittura e si accosta con l'abituale innocenza della sua lettura, come Mosè al roveto, agli enigmi della parola, per restituire « l'unique apparition d'un lointain » alla sua più originaria prossimità. Quali rapporti esistono tra l'immagine e la sua ombra in cui essa, sottraendosi alla sguardo, si raccoglie ? &lt;em&gt;Mesures de I'ombre&lt;/em&gt; è una messa a punta deI valore ontologico dell'ombra, la quale, nel suo significato spaziale e scenico, costituisce il luogo della presenza-assenza in cui si dà il magico evento della segreta comunicazione tra opere tanto diverse tra loro. Significa anche un predisporsi allo stato di alienazione della conoscenza per avventurarsi, secondo l'esempio di Joë Bousquet, poeta dell'ombra, nelle&lt;em&gt; luisantes ténèbres de l'inconnaissance&lt;/em&gt;. « L'ombre est une soeur souterraine avec les pensées que nous donnons à l'oubli. Elle fait sa chair avec le sentiment que nous avons cueilli dans la fleur » (J. BOUSQUET, &lt;em&gt;D'un regard fautre&lt;/em&gt;, Lagrasse, Verdier 1982, p.44). Attraverso l'ombra, Bonnefis risuscita la stupefazione di fronte ad opere divenute ormai troppo familiari. Il trionfo della notte ha il senso di una dissacrazione tecnica dell'immagine. È la denuncia di una ineluttabile crisi epocale: in un mondo sempre più tecnicizzato, l'immagine domina ed esercita, incontrastata, la sua tirannia, finendo col non esprimere più nulla. In essa si compie l'ultimo tratto della parabola metafisica. All'arte non resta che custodirla nel -suo oscuramento, abbandonando la rappresentazione poiché è la tecnica a compierla ed a esaurirla. L'arte non puà che celebrare la cosa assente, l'irrappresentabile nella sua inviolabilità.&lt;em&gt; La Tentation de saint Antoine&lt;/em&gt; « est régulièrement (et peut-être vainement) interrompu par des tentatives romanesques qui sont autant d'efforts pour régIes l'obsédante question de l'inlage fantôme : qu'elle ait le poios des choses, et c'est Madalne Bovary; qu'elle ait le poids des livres, et c'est Salammbô. Flaubert allant, avec Bouvard et Pécuchet, jusqu'à prendre, pour sujet de son roman, cette sorte de dispersion, d'atomisation de l'être, dont l'image fantôme est responsable. Dispersant la dispersion elle-même! » (pp. 107.108). L'accecamento dell'occhio è l'esigenza estetica-etica che sprofonda agni sguardo nell'ombra, è l'assunzione tragica delle tenebre. « Un oeil qu'on arrache, un oeil que l'on transperce, et puis ce myope qui agit en aveugle ... Décidément, l'opération que c'est de voir doit soutetrainClnent rejoindre cette autre opération qui a la privation de la vue pour résultat» (p. 139). E &lt;em&gt;peintre&lt;/em&gt;, nel senso baudelail-iano, « se dira désorlnais de celui qui voit à s'en crever les yeux, de celui qui ne voit que de se les crever »&lt;/p&gt;</Text>
							<TextSourceTitle>Francofonia</TextSourceTitle> <TextPublicationDate>19880801</TextPublicationDate>
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		<Text>« Guetteur de rêves », on l'a dit, « montreur d'ombres », « anti-Rouletabille » plus soucieux de restituer toutes choses aux ténèbres d'où elles procèdent que d’élucider le mystère des chambres les plus closes, Philippe Bonnefis, à travers ce livre qu’on a qualifié d’essai de « critique fantastique », tente de renouer avec ce qui fait, en littérature et dans les arts plastiques, la part obscure de l’être.</Text>
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		<Text language="fre">« Objet » : comme vous avez raison de vous arrêter à ce mot insolite ou bizarre, c'est vrai, j'ai le culte de l'objet. La collection que je dirige aux presses du Septentrion...</Text>
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		<Text language="fre">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Collection crée en 1981 par Philippe Bonnefis et dirigé par lui-même. La collection compte 85 titres, le 85e marquant la fin de la collection avec la disparition de son directeur le 5 mai 2013.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;hr /&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Au cœur de chacun de vos livres, il y a comme une boîte noire – une boîte de Pandore – contenant des images qui défient et défont toute figuration. De quelle matérialité relèvent les objets héliotropes de votre œuvre ? Leur présence insolite et bizarre ? &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- « Objet » : comme vous avez raison de vous arrêter à ce mot insolite ou bizarre, c'est vrai, j'ai le culte de l'objet. La collection que je dirige aux presses du Septentrion, depuis 1981, je l'ai appelée « Objet ». J'avais à l'époque lesdites presses sous ma responsabilité. Ce qui me donnait le privilège de travailler en étroite collaboration avec les imprimeurs, les maquettistes... J'ai pu de la sorte veiller très directement à la réalisation graphique de ce mot, qui tenait une place gigantesque sur le premier plat de couverture. Il a depuis maigri. Hélas, on se fait vieux. Mais au tout début, quelles rondeurs! Que voulez-vous ? Pour moi, le mot « objet » est rond. Et je ne l'ai choisi que pour cela. Je n'aime pas ce qui est aigu ou trop droit. Je hais le triangle, fantasme de guillotineur. C'est comme cela, et je n'y peux rien, je n'aime que le rond. Il me faut des courbes, comme il en faut à Adami. Si j'étais amateur de science-fiction, je m'intéresserais beaucoup au déplacement des fusées. L'astronomie ne connaît que les espaces courbes ou incurvés. Jamais de lignes droites, pour elle. Choisir le mot « objet » pour une collection, et choisir la forme dans laquelle ce mot apparaîtrait en couverture, valait manifeste littéraire... Comme automobile, en ces années-là, j'avais une « Fuego ». Pas la sportive en pointe de flèche. La toute ronde. Les étudiants, pour me taquiner, disaient quand ils me voyaient au volant: « Tiens, voilà Bonnefis dans son œuf ». Bien trouvé, et tout à fait d'à propos. L'« objet », dans l'image que je m'en faisais, au fond, c'était cela avant tout. Un habitacle, et, pour tout dire, le seul espace habitable à mon sens…&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Europe, octobre 2010, n° 978, Au-delà des sources. Entretien avec A. Wald-Lasowski par Philippe Bonnefis p. 311-324. (p. 320)&lt;/p&gt;  &lt;hr /&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hommage à Philippe Bonnefis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La &lt;em&gt;Revue des Sciences Humaines &lt;/em&gt;est en deuil.&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align:justify;"&gt;Philippe Bonnefis nous a quitté le 5 mai 2013, avec lui, elle a perdu celui qui, en compagnie de Jean Decottignies, avait fait d'elle la revue prestigieuse qu'elle est devenue. Il l'avait animée durant vingt ans et continuait d'en être le conseiller attentif. Homme de goût, il ne se souciait pas seulement de la qualité des études critiques qui y sont publiées, il se préoccupait aussi de la maquette de couverture, de la typographie, de la qualité du papier. Il ne négligeait rien. Il manifestait ces mêmes qualités dans la direction de sa collection, « Objet », des Presses universitaires du Septentrion, où sont parus tant d'ouvrages remarquables. Enseignant exceptionnel, il a marqué des générations d'étudiants que ce soit à l'Université de Lille III ou à Emory University (Atlanta). Qui avait assisté une fois à l'un de ses cours ne pouvait plus l'oublier. Chacun d'entre eux était un événement que l'on attendait, de semaine en semaine. Il avait l'art de ménager l'intérêt et de surprendre, l'art, en partant d'un détail négligé, de faire redécouvrir les œuvres les plus connues, comme celle de Maupassant. Beaucoup de ses étudiants, de ses amis, devenus à leur tour professeurs, ont une dette à son égard : il ne ménageait pas sa peine pour les conseiller et leur venir en aide, il les lisait, il les corrigeait, il suggérait, il les publiait. Ce fut, comme aurait dit Ponge, un suscitateur. Tous reconnaissent en lui un maître.&lt;br /&gt; De cet art, ses nombreux livres publiés par les éditions Galilée témoignent : sur Flaubert, Céline, Giono, Michaux mais aussi sur Pascal Quignard ou Claude Louis-Combet, ou encore sur son ami, Valerio Adami, qu'il a traduit et dont il a commenté les portraits. Car il fut de ceux qui ont su porter l'attention sur la littérature contemporaine et en montrer les richesses. Pour qui ne fut pas son étudiant, c'est un legs précieux, stimulant. Car plus que des ouvrages critiques, ces livres sont des essais inventifs où le lecteur savoure à la fois l'œuvre commentée et le verbe de qui la commente: une prose exacte où toute la richesse de la langue est exploitée, chaque mot mis à sa juste place, une prose, qui par son rythme et sa beauté, a une vertu euphorisante. Peintres et écrivains le tenaient pour l'un des leurs. Un dernier livre venait de paraître, comme toujours enjoué autant qu'érudit. Philippe Bonnefis s’y révèle libre comme jamais et c’est aussi de lui qu’il parle entre les lignes: sa manière sans doute de rester parmi nous. Ce livre s’appelle &lt;em&gt;Pascal Quignard, une colère d’orgues &lt;/em&gt;: qu’elles sonnent aujourd’hui à sa mémoire.&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align:right;"&gt;&lt;em&gt;Gérard Farasse &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Dominique Viart&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;• ISSN : &lt;!--StartFragment--&gt;2780-9099 (en ligne)&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;/p&gt;</Text>
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