« Le changement par le rapprochement » était le mot-clé de l'Ostpolitik de Willy Brandt, mais le retour à une unité étatique entre la RFA et la RDA, sous quelque forme que ce fût, paraissait hors d'atteinte dans les années 1970 et même... Lire la suite
« Le changement par le rapprochement » était le mot-clé de l'Ostpolitik de Willy Brandt, mais le retour à une unité étatique entre la RFA et la RDA, sous quelque forme que ce fût, paraissait hors d'atteinte dans les années 1970 et même 1980.
La démocratie de Bonn n'était plus considérée comme un « État provisoire », elle semblait inscrite dans la durée. La RDA avait obtenu la reconnaissance internationale qu'elle avait tant convoitée et elle offrait une image de stabilité. On avait tout lieu de penser que les architectes de l'Ostpolitik avaient échoué. Malgré quelques ouvertures, un renforcement des relations commerciales, de nouvelles facilités pour des échanges et des rencontres entre Allemands de l'Ouest et de l'Est, le rideau de fer paraissait immuable et l'unification tributaire d'un processus dont la durée était imprévisible.
Mais à partir de l'été 1989 le monde allait constater que l'Histoire n'avait pas dit son dernier mot dans la « question allemande ». En quelques semaines les manifestants de Berlin-Est, de Leipzig et d'autres villes est-allemandes provoquaient la chute du Mur et la fin du régime communiste. En un an à peine, l'Allemagne retrouvait son unité.
À partir des résultats de la recherche récente cet ouvrage a pour objet d'analyser les convergences et les liens entre les deux Allemagnes dans les années 1970 et 1980, au-delà de la division, proposant ainsi des explications à deux aspects surprenants de l'unification, l'absence de violence apparente et la rapidité avec laquelle elle se fit.
Prix de thèse 2012 de l'Assemblée nationale
Introduction générale
Chapitre I. Les élections d'août 1846, un triomphe conservateur incontestable
La campagne électorale de l'été 1846
Une approbation franche et massive donnée au cabinet Guizot
Les explications de la victoire ministérielle
Chapitre II. La Chambre des députés de 1846-1848, portraits de groupe
Un rassemblement renouvelé de générations
Les députés de la Chambre de 1846-1848 : une assemblée distinguée
« L’archipel parlementaire »
Chapitre III. Les députés et le travail législatif, un contrôle sans concession de l’exécutif
La commission parlementaire : rouage essentiel de la décision législative
Les débats en session plénière : théâtre parlementaire ou lieu de décision ?
Chapitre IV. Une majorité de « Satisfaits »
Une session 1847 qui s’ouvre sous les meilleurs auspices : les mariages espagnols ou la consécration de la diplomatie de Guizot
La majorité Guizot ou la prépondérance de la haute fonction publique d’État
Le cabinet et sa majorité : relation de séduction ou de domination ?
Chapitre V. La mentalité conservatrice
L’immobilisme comme politique
Le refus absolu de toucher à la loi électorale ou une aristocratie censitaire convaincue de son bon droit (mars 1847)
Une majorité moins monolithique qu’elle ne le paraît
Chapitre VI. Une dernière session fatale
Le leitmotiv de la corruption des mœurs
L’adresse de 1848 : une escalade dans la surenchère
La discussion du dernier paragraphe : une victoire à la Pyrrhus pour le cabinet Guizot
Épilogue. La fin de la Chambre des députés de 1846-1848 et de la monarchie de juillet
Conclusion générale
Sources et bibliographie
Index des noms propres