L'histoire mouvementée de l'Allemagne au XXe siècle a profondément marqué l’existence et l’œuvre de l’écrivain (est)-berlinois Klaus Schlesinger (1937-2001). Auteur critique de RDA exilé à l’Ouest dans les années 1980, « sauteur de Mur » ayant évolué dans les milieux alternatifs de Berlin-Est comme de Berlin-Ouest, Schlesinger échappe par son... Lire la suite
L'histoire mouvementée de l'Allemagne au XXe siècle a profondément marqué l’existence et l’œuvre de l’écrivain (est)-berlinois Klaus Schlesinger (1937-2001). Auteur critique de RDA exilé à l’Ouest dans les années 1980, « sauteur de Mur » ayant évolué dans les milieux alternatifs de Berlin-Est comme de Berlin-Ouest, Schlesinger échappe par son itinéraire aux classifications trop étroites. À travers une quinzaine de romans et nouvelles, il fait un tableau passionnant de soixante ans d’histoire, du national-socialisme et des ruines de l’après-guerre à la division Est-Ouest, la chute du Mur et la réunification. Ses récits abordent cette histoire « par le bas », décrivant l’existence des petites gens au quotidien ou se plaçant au contraire au cœur de l’événement historique (mai 1945, août 1961, novembre 1989). Ils interrogent l’héritage des crimes nazis, la place de l’individu dans le socialisme réel, le capitalisme ou la guerre froide, les possibilités et les limites des utopies alternatives, le travail de la mémoire et de l’identité dans les ruptures du siècle. L’écriture de Schlesinger privilégie les marges et les hétérotopies, les espaces liminaux du passage entre Est et Ouest, de la mémoire, de la rencontre avec d’autres soi-même. La fiction devient ainsi un lieu privilégié d’appréhension et de construction de soi dans l’histoire.
Cet ouvrage est la première monographie consacrée en France à cet auteur encore peu connu et peu traduit, dont l’œuvre mérite d’être découverte.
Introduction générale
Ce que performance veut dire
Les objectifs de l'ouvrage
Nouvel esprit du capitalisme ?
Le plan de l’ouvrage
Chapitre 1. La performance et ses étymologies
1. Performance
2. Un double ancrage étymologique
3. Enjeux de la quantification
4. De l’évaluation à la mesure : changement de régime
5. Une question de valeurs
6. Croissance et productivité : des concepts en crise
7. De la productivité à la performance
Conclusion
Chapitre 2. La performance des économies de services
1. Le constat de tertiarisation
1.1. Une progression constante sur ces cinquante dernières années
1.2. Des mondes de services différents .
2. L’affaissement structurel des gains de productivité et de la croissance dans les économies contemporaines
2.1. Quelques tendances structurelles
2.2. Quel est le prix des services ?
2.3. Le Paradoxe de Solow
2.3.1. Des interprétations endogènes
2.3.2. Des explications de type socio‐économique
2.3.3. Des explications externalistes
3. La multidimensionnalité du produit des activités de services
3.1. La difficulté à utiliser le concept de productivité dans les économies tertiaires
3.1.1. La productivité au coeur du compromis fordiste
3.1.2. L’incertitude sur les activités et la qualité des services
3.1.3. Singularité des services vs. injonctions à la normalisation
3.2. Le travail des comptables nationaux : les contorsions pour épouser les formes et représentations industrialistes
3.2.1. L’artefact statistique des comptes nationaux : une productivité stagnante dans les services non marchands
3.2.2. Les mesures de l’output dans les services
3.2.3. Conclusion
4. La contre‐performance des raisonnements en volume dans certaines activités de services
4.1. La recherche académique : de la productivité des chercheurs à la productivité de l’évaluation…
4.2. Le cas de l’aide à domicile
Conclusion
Chapitre 3. Individualisation des relations de travail et performance
Introduction
1. Individualisation des rapports de travail
1.1 L’individualisation comme dispositif de flexibilité
1.2. L’individualisation comme dispositif incitatif
1.3. La performance totale
1.3.1. Les modalités de la performance totale
1.3.2. Les institutions de la performance totale
2. Le management par les performances
3. Performances individuelles versus performances collectives
Conclusion
Chapitre 4. Les performances de l’État « modernisé »
Introduction
1. « Évaluation » des politiques publiques ou « mesure »
des performances des services publics ?
1.1. Une étanchéité affaiblie
1.1.1. La quête de performance de l’État
1.1.2. Basculement d’un État social vers un État prestataire de service
2. Légitimation de la quête de performance par les besoins
d’évaluation des politiques publiques
2.1. Les étapes de l’histoire de l’évaluation des politiques publiques
2.1.1. La RCB ou « rationalisation des choix budgétaires » 1970‐1984
2.1.2. Une deuxième vague d’évaluation marquée par le rocardisme
2.2. L’application des « 3E » du management à l’évaluation des performances
des services publics
2.2.1. Le management public
2.2.2. Obligation de moyens ou de résultats ?
2.3. Le « new public management » comme marqueur de la « modernité »
3. Le benchmarking comme dispositif de performance totale
4. Les experts : opérateurs de normalisation et de quantification
Conclusion
Chapitre 5. Performance et quantification
Introduction. La quantification envahit le monde
1. Des performances à la ratiocratie
2. Les propriétés sociales du chiffre
2.1. Immédiateté‐vitesse‐simplicité
2.2. La visibilisation ou la transformation de la réalité ?
3. Les données chiffrées incarnent les concepts
3.1. Les indicateurs monétarisés
3.2. Performativité des indicateurs monétaires
3.3. Quantifier le subjectif
4. État, statistique et démocratie
Conclusion
Chapitre 6. Une pluralité de régimes de performance
Introduction
1. Une cartographie des quatre régimes de performance
1.1. Processus de production des dispositifs de performance
1.2. Un dispositif de performance planifié
1.3. Un dispositif de performance négocié
1.4. Critères de performance uni ou multidimensionnels
2. Quatre régimes de performance
3. Le Régime délibératif
Conclusion générale
Bibliographie
Remerciements
« Tout doit être lu avec attention dans cet ouvrage des éditions du Septentrion, y compris la page 2, dont la présentation de la collection « Capitalismes, éthique, institutions » fait figure de manifeste. Cette collection se propose de rendre compte des « institutions qui assurent l'encastrement social du capitalisme », et des « compromis éthico-politiques qui sont à l'origine de ces institutions », ce qui « requiert une posture transdisciplinaire » ; la collection accueille à la fois des ouvrages collectifs et « des essais scientifiques mais non jargonnant, à destination d’un public cultivé et curieux »
Florence Jany-Catrice est une des animatrices du réseau FAIR (Forum pour d’Autres Indicateurs de Richesse), né au moment de la commission Stiglitz. Elle nous livre ici un petit (175 p.) ouvrage que l’on pourrait qualifier de modeste mais tenace et sans concessions à l’air du temps, si l’on ne redoutait pas que le premier terme soit mal compris. [...] ».
Martino Nieddu, « Le pire n’est pas inéluctable », Revue de la régulation [En ligne], 13 | 1er semestre / Spring 2013, mis en ligne le 24 juin 2013, consulté le 26 juin 2013. URL : http://regulation.revues.org/10039