« Je voudrais faire un Livre qui dérange les hommes, qui serait comme une porte ouverte [...] une porte simplement abouchée avec la réalité » : la déclaration intempestive d'Artaud dans L'Ombilic des limbes formule l'appel à un plus de réel. A partir de la revue Documents, ce livre tente d'approcher la notion de réel informe, métaphorique, ou de traviole, explore ce souci d'élargissement du réel, qui n'a plus rien à voir avec l'ancienne convention réaliste.
1. Introduction
1.1 Le problème de la ville
1.2 Le voyage de proximité
1.3 Ville, voyage et paysage
2. Espaces
2.1 Cartographie des voyages
2.2 Formules des parcours
2.3 Types d'espaces
2.4 Interprétation
3. Paysages
3.1 L’espace perçu
3.2 La mobilité
3.3 L’identité
3.4 L’appréciation
4. Histoires
4.1 Modèles esthétiques et représentations
4.2 La fenêtre perceptive
4.3 Le mélange
4.4 La flânerie
5. Ironies
5.1 (In)définitions
5.2 Fatigue du paysage
5.3 Métaphysique de la friche
6. Sociabilités
6.1 Qui voit-on ?
6.2 Un consensus dominant
6.3 Le même et l’autre
6.4 « Le paysage des hommes »
7. Appropriations
7.1 Le paysage de l’autre
7.2 L’implication
7.3 « Le territoire sur lequel j’interviens désormais »
8. Conclusion
8.1 Le projet viatique et les « métaphores spatiales »
8.2 Le « paysagement » des périphéries
8.3 La requalification symbolique de l’urbain contemporain
8.4 La fonction politique du récit de voyage
Bibliographie
Annexes
Remerciements