Ami de C.D. Friedrich et d'A.v. Humboldt, Carl Gustav Carus (1789-1869), peintre, médecin, savant naturaliste et naturphilosoph, fut au carrefour de ce qu'on allait appeler peu après les « sciences de l'esprit » et les « sciences de la nature ». Il enseigna et pratiqua à Dresde. Ses nombreuses qualités forcèrent l'admiration de Goethe qui devait l'influencer fortement, tant dans la conduite de sa vie que du point de vue de la méthode (morpho-génétique). On peut tenter de ramener cette multiplicité d'aptitudes à l'activité d'un esprit un configurant le réel, picturalement et conceptuellement, principe dont l'intérêt porté à la nature considérée comme un pur agent constitue le dénominateur commun.. Outre qu'elle envisage les places respectives de l'art et de la science quant à leur valeur cognitive, cette première étude d'ensemble en France traite le paysage comme un problème pour lequel le néologisme proposé dans les fameuses Neuf Lettres sur la peinture de paysage (1831), Erdlebenbild (représentation de la vie de la Terre), est une solution restant problématique, vu les implications vitalistes contenues dans certaines disciplines - telles la théologie, la « géognosie », la psychologie ou la physiognomonie - mises à contribution pour étayer la nouvelle théorie. Recourant à la technique des détours éclairants, l'auteur est alors amené à situer le projet carusien dans la continuité des Lumières et de son intérêt pour le vivant, mais aussi en régression par rapport à elles, puisqu'il s'agit de redonner à cette 'théologie naturelle' un statut dogmatique et non plus de la limiter, comme le voulait Kant, à une fonction heuristique.
Introduction : Eugène E. Viollet-le-Duc, architecte contemporain
Viviane Delpech
La maison comme forme sociale
Martin Bressani
La vie domestique médiévale selon Viollet-le-Duc
Eric Anderson
Pierre vs Bois. Construction en bois dans l'Histoire de l'habitation humaine
Masatsugu Nishida
Entre cohérence organique et défiance sociale : la distribution selon Viollet-le-Duc
Laurent Baridon
Matières, matériaux et couleurs au château de Pupetières
Arnaud Timbert
Viollet-le-Duc. Théorie et pratique dans le projet de la maison Milon au 15, rue Douai à Paris
Andrea Serrau
Le château de M. Sabatier à Pierrefonds n’est pas de style néo-gothique. Pourquoi ?
Jean-Paul Midant
Viollet-le-Duc et le « palais Dobrée » de Nantes (1862) : un projet infructueux ?
Claude Laroche
Viollet-le-Duc et les Orléans, le chantier du château d’Eu
Charlotte de Bergh
La collaboration de Viollet-le-Duc et Duthoit aux châteaux d’Abbadia et de Roquetaillade
Viviane Delpech
Eugène Viollet-le-Duc, Benjamin Bucknall et Woodchester Mansion.
Histoire d’une demeure, histoire d’une filiation
Gilles Maury
Viollet-le-Duc et l’architecture domestique en Allemagne.
Échanges et interactions
Susann Schlesinger
L’héritage des théories et du savoir de Viollet-le-Duc. Quelques réflexions sur ses influences dans les œuvres domestiques de Victor Horta à Bruxelles
Jos Vandenbreeden
Postface
Jean-Michel Leniaud
Remerciements
Liste des intervenants