Revue  : Revue des Sciences Humaines

La Revue des Sciences Humaines (RSH), fondée dans les années trente, belle revue à la présentation soignée, en est aujourd'hui à son numéro 330.

Publiée avec le soutien du CNL, du CNRS et des Universités Lille 3, elle bénéficie d'un rayonnement international, notamment aux États-Unis et au Japon.

Fondée en 1927 par Émile Bréhier (historien de la philosophie, membre de l'Institut), sous l'intitulé Revue d'histoire de la philosophie, devenue Revue d'histoire de la philosophie et d'histoire générale de la civilisation en 1933 sous l'impulsion de René Jasinski (professeur à l'université de Lille puis à la Sorbonne et à Harvard), la Revue des Sciences humaines prend son titre actuel le 1er janvier 1947.
À partir de 1980 elle est successivement et collégialement dirigée par Jean Decottignies (de 1980 à 1995), Philippe Bonnefis (1980-2001), Pierre Malandain (1995-2001), Alain Buisine (1995-2009), Gérard Farasse (1999-2014) et Dominique Viart (depuis 2001).

• ISSN : 00352195
• 4 numéros par an

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Hommage à Philippe Bonnefis

La Revue des Sciences Humaines est en deuil.

Philippe Bonnefis nous a quitté le 5 mai 2013, avec lui, elle a perdu celui qui, en compagnie de Jean Decottignies, avait fait d'elle la revue prestigieuse qu'elle est devenue. Il l'avait animée durant vingt ans et continuait d'en être le conseiller attentif. Homme de goût, il ne se souciait pas seulement de la qualité des études critiques qui y sont publiées, il se préoccupait aussi de la maquette de couverture, de la typographie, de la qualité du papier. Il ne négligeait rien. Il manifestait ces mêmes qualités dans la direction de sa collection, « Objet », des Presses universitaires du Septentrion, où sont parus tant d'ouvrages remarquables. Enseignant exceptionnel, il a marqué des générations d'étudiants que ce soit à l'Université de Lille III ou à Emory University (Atlanta). Qui avait assisté une fois à l'un de ses cours ne pouvait plus l'oublier. Chacun d'entre eux était un événement que l'on attendait, de semaine en semaine. Il avait l'art de ménager l'intérêt et de surprendre, l'art, en partant d'un détail négligé, de faire redécouvrir les œuvres les plus connues, comme celle de Maupassant. Beaucoup de ses étudiants, de ses amis, devenus à leur tour professeurs, ont une dette à son égard : il ne ménageait pas sa peine pour les conseiller et leur venir en aide, il les lisait, il les corrigeait, il suggérait, il les publiait. Ce fut, comme aurait dit Ponge, un suscitateur. Tous reconnaissent en lui un maître.
De cet art, ses nombreux livres publiés par les éditions Galilée témoignent : sur Flaubert, Céline, Giono, Michaux mais aussi sur Pascal Quignard ou Claude Louis-Combet, ou encore sur son ami, Valerio Adami, qu'il a traduit et dont il a commenté les portraits. Car il fut de ceux qui ont su porter l'attention sur la littérature contemporaine et en montrer les richesses. Pour qui ne fut pas son étudiant, c'est un legs précieux, stimulant. Car plus que des ouvrages critiques, ces livres sont des essais inventifs où le lecteur savoure à la fois l'œuvre commentée et le verbe de qui la commente : une prose exacte où toute la richesse de la langue est exploitée, chaque mot mis à sa juste place, une prose, qui par son rythme et sa beauté, a une vertu euphorisante. Peintres et écrivains le tenaient pour l'un des leurs. Un dernier livre venait de paraître, comme toujours enjoué autant qu'érudit. Philippe Bonnefis s'y révèle libre comme jamais et c'est aussi de lui qu'il parle entre les lignes: sa manière sans doute de rester parmi nous. Ce livre s’appelle Pascal Quignard, une colère d’orgues : qu’elles sonnent aujourd’hui à sa mémoire.

Gérard Farasse et Dominique Viart

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Édité par Djemaa Maazouzi, Nelly Wolf
Les slogans scandés dans les manifestations pendant et après Mai 68 (« Nous sommes tous des Juifs allemands !»/ »Nous sommes toutes des avortées ! ») signalent l'émergence d’un nouveau type de solidarité, fondée sur la fusion, l’inclusion et le partage. Ce numéro a pour but d’étudier comment ce nouvel imaginaire de l’universel s’est inscrit...



Édité par Danièle Méaux
Le dix-neuvième siècle s'est focalisé sur la temporalité et sur l’histoire. De nos jours, l’attention se porte davantage vers la dimension spatiale. Le paysage, l’environnement et le cadre de vie focalisent les préoccupations. La plupart des phénomènes sociétaux semblent désormais pouvoir être analysés en fonction de la manière dont ils se...



Édité par Dolorès Lyotard
Par quelques exemples singuliers, ce recueil L'Écrivain et son peintre, se propose d'étudier le rapport notable qui lie un écrivain au peintre qu’il choisit de solliciter et de commenter dans son œuvre, ou le rapport plus rare dont l’écrivain est sujet quand un peintre élit le nom ou l’œuvre de celui-ci pour accompagner sa pratique esthétique...



Édité par Clothilde Roullier, Patrick Suter
Depuis 2009, l'œuvre de Robert Pinget s’est augmentée de textes inédits ou introuvables (La Fissure, Malicotte-la-Frontière, Jean Loiseau…). Les contributions critiques du dossier «Inédits de Pinget» situent leur importance dans l’itinéraire de Pinget. D’autres textes et dessins inédits sont proposés dans ce numéro : le lecteur découvrira Le...



Édité par Benoît Auclerc, Bénédicte Gorrillot
« Politiques de Ponge » : l'expression, au pluriel, renvoie certes aux diverses prises de position de Francis Ponge – adhésion au PCF puis opinions gaullistes, etc. ; mais politique, Ponge l’est surtout par sa conscience précoce d’utiliser, comme écrivain, un matériau commun, la langue, d’agir sur ce matériau et d’en proposer d’autres usages...



Édité par François Berquin
Ce numéro de la Revue des Sciences Humaines est consacré aux poisons dans la littérature. On a pour l'essentiel privilégié la littérature française du XIXe et du XXe siècle. Plusieurs études du numéro donnent à penser que, depuis que le « crime de poison » se fait plus rare sur la scène politique, la littérature a hérité de l’ancienne...



Édité par Scott Shinabargar
On a tendance à attribuer à la poésie la capacité singulière de résonner au plus profond du lecteur — une qualité qui reste mal éclaircie même si elle est reconnue comme un fait. Dans ce recueil, chacun des contributeurs – spécialistes de l'Europe et des États-Unis – nous propose une explication différente de ce phénomène...



Édité par Yann Frémy
À sa mère qui lui demandait quelle était la signification d'Une saison en enfer, Arthur Rimbaud fit cette réponse sibylline : « J'ai voulu dire ce que ça dit, littéralement et dans tous les sens ». À son ami Delahaye, il avait déclaré auparavant : « Mon sort dépend de ce livre ». Enfin, dans le chapitre conclusif d'Une saison en enfer, le damné...



Édité par Bruno Curatolo, Yvon Houssais
Revue des Sciences Humaines, n°312/octobre - décembre 2013
Nouvelles sans récit - Une crise de la narration dans la fiction brève (1900-1939)
Qui se souvient de Jean Cassou, Claude Farrère, Georges Limbour ? Qui a lu les nouvelles de Blaise Cendrars, Albert Cohen, Jean Schlumberger ? Le premier vingtième siècle, en ce qui concerne la nouvelle, est une période injustement oubliée par la critique littéraire, qui la perçoit comme une transition un peu atone, un peu molle entre Maupassant...



Édité par Alain Quella-Villéger, Bruno Vercier
Revue des Sciences Humaines, n°311/juillet - septembre 2013
Les Mondes d'un écrivain-voyageur : Pierre Loti (1850-1923)
Loti célèbre, Loti oublié, Loti sans cesse à redécouvrir, étrange personnage aux talents multiples, bien loin de l'image de l'écrivain exotique auquel on l’avait peu à peu réduit. Roland Barthes l’annonçait dès 1971 : le texte-Loti tient le coup, il est encore à lire ! Pour une rencontre internationale à la Piscine de Roubaix, en juin 2010...



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